Le Centre Hospitalier de Lens est un établissement public de santé regroupant des activités de MCO (médecine, chirurgie, obstétrique), de gériatrie et de Psychiatrie et Santé Publique. Il est l’établissement pivot du Groupement Hospitalier de Territoire de l’Artois, trait d’union entre le territoire du CHRU de Lille et celui du CHRU d’Amiens. Ce territoire compte plus de 700 000 habitants.

Le CH de Lens est situé au cœur de la ville où il a été construit en 1934. Au fur et à mesure du temps, il s’est agrandi et modernisé. Le bâtiment principal date des années 1970. C’est aujourd’hui un établissement multi-pavillonnaire de plus de 110 000 m², construit sur 12 Ha.
Même s’ils ont bénéficié de travaux d’entretien et de mise aux normes, les bâtiments sont anciens. Ils ne sont plus adaptés aux besoins ni aux conditions d’accueil et de travail du personnel. Leur maintien en état est de plus en plus coûteux et limité. Sans compter les déperditions énergétiques de bâtiments mal isolés.

Par ailleurs, si dans une organisation ancienne de la prise en charge hospitalière une disposition en pavillons était efficiente, ce n’est pas le cas avec les contraintes et besoins de la médecine actuelle. Les déplacements de patients, de logistique sont contraints. Les surfaces supplémentaires que cela engendre nécessitent plus d’entretien, plus de chauffage, plus de distances pour les professionnels de santé.
On estime que cette organisation pavillonnaire créé un déficit financier structurel.

Si les locaux ne sont pas évolutifs, créent du déficit et des problèmes d’organisation, il est hors de question de fermer simplement le Centre Hospitalier de Lens. En effet, les indicateurs de santé sur le territoire sont très défavorables. Notre population a besoin d’un accès aux soins, de prises en charge de qualité et en toute sécurité, le tout à proximité. En effet, on sait que l’un des freins à l’accès aux soins est la distance. Il faut donc un Nouvel Hôpital sur le territoire de l’Artois, pour les 700 000 habitants qui le composent.

Car désormais, le Centre Hospitalier de Lens fait partie d’un groupement hospitalier de territoire : le GHT de l’Artois. Celui-ci comprend les CH de Lens (qui en est l’établissement support), de Béthune Beuvry, de La Bassée et d’Hénin-Beaumont. Un territoire qui correspond en grande partie au Pôle Métropolitain de l’Artois qui rassemble les communautés d’agglomération de Béthune Bruay, Lens Liévin et Hénin Carvin.

Cette nouvelle organisation territoriale des soins donne encore plus de cohérence au projet Nouvel Hôpital de Lens qui permettra une meilleure complémentarité de l’offre de soins pour les habitants du territoire.

Un Nouvel Hôpital  : une nécessité

Le CH de Lens doit être reconstruit. Tant parce qu’il ne répond plus aux besoins des prises en charge modernes, que parce que la population en a besoin, et aussi parce qu’il est aujourd’hui un acteur régional incontournable de la santé.

Le Centre Hospitalier de Lens dispose aujourd’hui de 691 lits et places en médecine, chirurgie et maternité. Près de 300 lits et places complètent l’offre, mais sur des sites extérieurs qui n’intégreront pas le Nouvel Hôpital de Lens. Soit parce que ce sont des bâtiments récents, soit parce qu’ils bénéficieront d’autres programmes de modernisation ou de reconstruction où ils se trouvent déjà : au plus proche de la population. Il s’agit d’unités de Psychiatrie et de Santé publique (addictologie, …).

Toutes les spécialités sont représentées, à l’exception de la neurochirurgie et de la prise en charge des grands brûlés. L’excellence de certaines est connue et reconnue. Le Centre Hospitalier de Lens est ainsi régulièrement cité dans plusieurs tableaux d’honneur du palmarès Le Point.

Pourquoi une reconstruction sur un autre site ?

Une réhabilitation du site existant n’aurait-elle pas été plus simple ?

Au début du projet, une étude a été menée pour apporter une réponse à cette question. Tous les paramètres ont été pris en compte et chiffrés. Il a vite été démontré qu’il serait plus coûteux de reconstruire au même endroit. En effet, il aurait fallut mettre bout à bout les destructions et les reconstructions, les solutions temporaires, et cela aurait entraîné un manque à gagner du fait de l’obligation de mettre des services complets en « stand by » dans l’attente de nouveaux locaux, des coûts d’échelle moins intéressants que pour un seul chantier, etc.
Des fermetures ou déménagements temporaires auraient créé des désorganisations pour l’ensemble de l’hôpital, pouvant impliquer des risques pour la sécurité des patients. Pendant les travaux, il aurait été impossible de se garer sur le site. Or, le parking est déjà un problème conséquent à l’heure actuelle. Par ailleurs, compte-tenu de l’exiguïté du site, toute extension aurait provoqué des suppressions de places de parking et de verdure.

Enfin, une reconstruction aurait induit la reprise de l’organisation pavillonnaire que l’on sait non efficiente.